Monographies
des communes du canton du Cateau-Cambrésis

Le Cateau

À propos de la monographie du CÂTEAU

La « Monographie du Câteau » est naturellement la plus importante des 17 monographies réalisées en 1899 et consacrées au canton du Cateau : près de 240 pages manuscrites, y compris les illustrations (une quarantaine), une centaine de pages tapuscrites. Devant l’ampleur du document, nous avons choisi de le diviser en 2 parties à peu près équivalentes.

Cette monographie suscite plusieurs remarques, et d’abord sur le nom de la ville. En 1899, elle se nomme Le Câteau (avec accent circonflexe ici, sans accent dans d’autres monographies) ; elle ne deviendra Le Cateau-Cambrésis (sans accent) qu’en 1977, pour faire référence à son riche passé historique. Cependant, parfois, l’auteur parle du Câteau-Cambrésis, particulièrement quand il se place d’un point de vue historique.

L’auteur emploie systématiquement l’article contracté quand cela se présente, comme il se doit : ainsi des chapitres « Origine du Câteau-Cambrésis », « Le Protestantisme au Câteau », « Champ de bataille du Câteau », etc.

Aujourd’hui, l’usage de l’article contracté se perd, curieusement : on parle des habitants de Le Cateau-Cambrésis, du musée de Le Cateau-Cambrésis, de la foire de Le Cateau, etc., alors qu’on continue à apprécier les rillettes du Mans, que chaque année se déroule l’enduro duTouquet, qu’on passe ses vacances auxSables d’Olonne, qu’on se rend au Havre, même si l’on aime les filles de LaRochelle ou les plaisancières de LaGrande-Motte, l’article contracté n’existant pas au féminin dans notre langue. Comprenne qui pourra…

Le contenu

Cette monographie principalement historique commence par une brève présentation géographique dans laquelle l’auteur nous livre la liste des lieux-dits et leur étymologie. Bizarrement, il ne cite que deux fontaines, oubliant la fontaine à gros bouillons (qui figure sur le plan n° 2) et la fontaine Mouillecon (qui figure sur le plan n°3) 1 , toutes deux ne semblant pourtant pas soulever de difficultés particulières quant à leur étymologie.

La partie historique occupe l’essentiel de la première partie et une part importante de la deuxième, notamment à travers l’évocation des personnages célèbres (Mortier, Fromentin, Charles Seydoux) et des bâtiments remarquables (Églises, hôpitaux, beffroi, collège, cimetière, etc.).

L’histoire du Cateau est retracée depuis son origine jusqu’à la fin du XIXe siècle, avec des développements particulièrement fournis pour la période révolutionnaire (1789-1795).

C’est l’occasion pour l’auteur de montrer l’importance considérable prise par l’abbaye de Saint-André à la fin de l’Ancien régime.

L’auteur nous présente également un vaste panorama de l’enseignement au Cateau en 1899 : le Collège, les écoles publiques et les différentes institutions privées, puis s’intéresse à l’organisation de la ville et aux différentes sociétés qui l’animent, pour conclure par quelques considérations sur la population catésienne.

Il s’agit donc d’une monographie remarquable et intéressante à plus d’un titre, même si, pour la partie historique, l’auteur s’est parfois largement inspiré de l’ouvrage du Dr Cloëz, Étude historique sur le Cateau-Cambrésis avant et pendant la Révolution, paru 4 ans plus tôt. Notons que si l’auteur de la monographie a parfois purement et simplement recopié le Dr Cloëz (sans le citer !), plusieurs indices nous montrent qu’il n’a pas hésité à consulter lui-1 même les sources historiques (les archives municipales du Cateau ou celles de la bibliothèque de Cambrai, principalement), qu’il cite parfois de manière plus complète ou plus précise que ne le fait ledit Docteur.

L’écriture n’est pas calligraphique, sauf pour certains titres, mais reste très lisible et les doutes sur certains mots sont relativement rares ; la consultation des scans du manuscrit pourra peut-être en lever quelques uns.

Les illustrations

Elles peuvent se diviser en trois catégories :

  1. Les 3 plans de la ville et de son territoire, qui sont réalisés très soigneusement ;
  2. Les armoiries de la ville : 2 illustrations, l’une en noir et blanc au début, l’autre en couleurs au cœur de l’ouvrage ;
  3. Les photographies noir et blanc, disséminées tout au long de la monographie, représentent des vues du Cateau ou des activités qui s’y mènent en cette fin de XIXe siècle et n’ont donc pas, le plus souvent, de rapport direct avec le texte qu’elles illustrent.

Concernant les photos, constatons en le regrettant les ravages du temps : certaines ont fortement pâli, hélas… Elles n’en constituent pas moins un témoignage précieux.

Le transcripteur,
Jacques BOUVART




(1) Ces plans figurent, ainsi que l’ensemble des illustrations, avec les scans des pages manuscrites.


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